Vous vous posez des questions sur le paramoteur ?
Découvrez ici tout ce qu’il faut savoir : formation, sécurité, réglementation, autonomie et vitesse de vol.
Des réponses à vos questions avant de vous lancer !

Faut-il une expérience aérienne pour apprendre le paramoteur ?

Absolument pas. Le paramoteur est accessible aux débutants, et près de 90 % des pilotes n’avaient jamais pratiqué d’activité aérienne avant de commencer leur formation. Aucun prérequis en aviation n’est nécessaire, l’apprentissage étant conçu pour accompagner les élèves pas à pas, de la découverte au vol autonome.
Même les pilotes de parapente doivent adapter leur approche, car la technique de décollage en paramoteur est totalement différente de celle du parapente classique. Chaque élève suit une formation progressive et adaptée à son niveau, garantissant une prise en main naturelle et sécurisée.
Que vous soyez novice ou déjà passionné par l’aéronautique, le paramoteur est une discipline accessible à tous, offrant des sensations uniques et une liberté incomparable dans les airs.

Peut-on voler à 2 en paramoteur, à pied ou sur roues ?

Oui, il est tout à fait possible de voler en paramoteur en biplace, que ce soit à pied ou avec un chariot. Cependant, le vol en tandem exige une gestuelle spécifique, car le pilote doit gérer simultanément la voile, le moteur et la course au décollage, notamment pour le décollage à pied.
C’est pourquoi une solide maîtrise du vol solo est essentielle avant d’envisager une formation biplace. L’utilisation d’un chariot biplace offre une alternative plus accessible, car il facilite la phase de décollage et demande moins d’effort physique.
Que vous choisissiez de décoller à pied ou sur roues, le vol en paramoteur biplace est une expérience unique qui permet de partager la magie du vol en toute sécurité.

Paramoteurs à pied et chariot avec voiles Gin

Peut-on décoller en paramoteur de n’importe où ?

En paramoteur, le décollage est flexible et peut se faire depuis de nombreux terrains, à condition de respecter certaines règles de sécurité et de réglementation. Il est essentiel d’être face au vent lorsqu’il y en a, d’éviter les zones sous le vent de reliefs tels que les montagnes, les immeubles ou les forêts, et de choisir un espace dégagé offrant des conditions optimales pour un décollage en toute sécurité.
Un terrain de football ou une grande prairie sont largement suffisants pour un départ en paramoteur. Toutefois, sur le plan légal, il est interdit de décoller à proximité immédiate des villes, des aéroports ou des zones réglementées. Chaque pays possède sa propre réglementation aérienne, avec des règles générales similaires mais des modalités d’application pouvant varier.
Avant chaque vol, une bonne préparation et une vérification des règles locales permettent de garantir un décollage en toute sécurité et en conformité avec la réglementation en vigueur.

Quel est le poids d’un paramoteur ?

Le poids d’un paramoteur varie en fonction du modèle et de la puissance du moteur. Les versions les plus légères pèsent environ 18 kg, tandis que les modèles les plus puissants peuvent atteindre 32 kg. Ce poids permet de courir sans être trop encombré et de décoller facilement.
À cette masse, il faut ajouter le carburant embarqué, qui représente environ 0,7 kg par litre d’essence. Le poids total du paramoteur en condition de vol dépend donc du volume de carburant transporté par le pilote.
Grâce aux avancées technologiques, les paramoteurs modernes sont conçus pour être à la fois légers, performants et confortables, offrant ainsi une expérience de vol optimale.

Quelle est l’autonomie d’un paramoteur ?

L’autonomie d’un paramoteur dépend de plusieurs facteurs, notamment du poids du pilote, de la performance de l’aile, du moteur utilisé et bien sûr de la capacité en carburant.
En moyenne, un paramoteur bien équilibré – avec une aile performante et une motorisation adaptée au poids du pilote – consomme entre 3 et 4 litres de carburant par heure. Avec un réservoir de 12 litres, cela permet de voler environ 3 heures avant de devoir refaire le plein.
L’autonomie peut varier selon les conditions de vol, comme la météo, la gestion des gaz ou encore le type de terrain survolé. Une bonne maîtrise du pilotage et une consommation optimisée permettent d’allonger la durée des vols tout en garantissant un vol sécurisé et confortable.

A quelle vitesse vole un paramoteur ?

La vitesse d’un paramoteur dépend principalement de l’aile utilisée. En moyenne, une voile évolue entre 25 km/h en vitesse minimale et 85 km/h pour les modèles les plus rapides. Lors de compétitions, certains pilotes, comme le champion du monde Alex Mateos, ont même atteint des pointes de vitesse dépassant 100 km/h en slalom entre des pylônes.
En vol de loisir, la vitesse de croisière tourne généralement autour de 50 km/h. Cependant, il est important de noter que cette vitesse est relative à la masse d’air. Par rapport au sol, elle peut être augmentée ou réduite selon la vitesse et la direction du vent.
Contrairement à une idée reçue, un moteur plus puissant n’augmente pas la vitesse de vol horizontal, mais permet uniquement de monter plus rapidement. La vitesse dépend donc exclusivement de l’aile utilisée et non de la motorisation choisie.

Quel type d’essence utiliser pour un paramoteur ?

Les moteurs de paramoteur fonctionnent parfaitement avec du Super 95 ou du Super 98, ce dernier étant généralement recommandé pour une meilleure performance et une combustion plus propre.
Comme la plupart des moteurs de paramoteur sont des 2 temps, il est indispensable d’utiliser un mélange essence-huile. Pour le rodage, un mélange à 3 % d’huile de synthèse est conseillé. Une fois le moteur rodé, le dosage peut être réduit à 2 % ou 2,5 %, selon les recommandations du fabricant.
L’utilisation d’une huile de synthèse de qualité est essentielle pour garantir un bon fonctionnement du moteur et éviter l’encrassement ou une usure prématurée. De plus, un rodage soigné est indispensable pour assurer la fiabilité et la longévité du moteur.
Un entretien régulier et l’utilisation d’un carburant adapté permettent de préserver la performance de votre paramoteur et d’assurer des vols en toute sécurité.

A quelle altitude peut voler un paramoteur ?

Un paramoteur peut atteindre plusieurs milliers de mètres d’altitude, tant que le moteur continue de fonctionner efficacement. Comme tout moteur thermique 2 temps, son rendement diminue avec l’altitude en raison de la raréfaction de l’air. En conséquence, la puissance moteur baisse progressivement, entraînant une réduction du taux de montée. Lorsqu’il devient nul et que la poussée du moteur équilibre la traînée, l’altitude maximale est atteinte.
Nous avons déjà survolé le Mont Blanc à 5 000 mètres, prouvant sa capacité à évoluer en haute altitude. Toutefois, voler aussi haut nécessite un très bon niveau et une préparation de l’équipement spécifique et rigoureuse. Le paramoteur est avant tout conçu pour profiter du paysage et de la liberté du vol. Une altitude de 150 à 200 mètres est idéale pour admirer les panoramas tout en conservant une marge de sécurité suffisante pour un atterrissage en cas de besoin.
Le plaisir du vol en paramoteur réside avant tout dans la découverte des paysages vus du ciel, à une hauteur confortable permettant d’apprécier pleinement l’expérience.

Le paramoteur a-t-il des usages professionnels ?

Oui, le paramoteur est un outil polyvalent qui offre plusieurs applications professionnelles. Les photographes aériens ont été parmi les premiers à l’adopter, car il permet de réaliser des prises de vue spectaculaires à moindre coût. En effet, l’investissement dans un paramoteur représente l’équivalent de 4 à 5 heures de location d’un hélicoptère, ce qui en fait une alternative économique et flexible pour la photographie aérienne et la vidéographie.
Au-delà de la photographie, le paramoteur est aussi utilisé pour des missions publicitaires, notamment grâce à des banderoles tractées en vol, attirant l’attention de manière originale et efficace. Dans certains pays, il sert également à la surveillance des plages, permettant une vue dégagée et une grande mobilité pour observer de larges zones rapidement.
D’autres applications incluent la reconnaissance de terrain, la surveillance environnementale et même des projets scientifiques nécessitant une observation aérienne à basse altitude. Grâce à sa simplicité d’utilisation et son faible coût d’exploitation, le paramoteur devient un outil de plus en plus prisé dans le milieu professionnel.

Existe-t-il des compétitions en paramoteur ?

Oui, le paramoteur est une discipline qui possède ses propres compétitions officielles, avec un Championnat de France, un Championnat d’Europe et un Championnat du Monde. Ces épreuves se déroulent en parallèle des compétitions d’ULM et attirent les meilleurs pilotes du monde entier.
Les Championnats d’Europe et du Monde alternent chaque année et s’étendent sur une semaine de compétition, comprenant une dizaine d’épreuves différentes. Parmi les plus importantes, on retrouve :

  • La navigation, qui teste la capacité des pilotes à suivre un itinéraire précis
  • L’économie, où l’objectif est d’optimiser la consommation de carburant
  • La maniabilité, qui évalue le contrôle du pilote à travers divers exercices de précision

On peut citer Alexandre Mateos chez les hommes et Marie Mateos chez les femmes, multiples fois champion du Monde évoluant tous deux sur des paramoteurs de marque MacFly.
Le paramoteur de compétition est une discipline qui demande une grande maîtrise du pilotage, de la stratégie et une excellente gestion des ressources pour performer à haut niveau.

Le paramoteur est-il un sport dangereux ?

Le paramoteur est considéré comme l’un des sports aériens les plus sûrs. Son principal atout réside dans sa voilure souple, directement issue des parachutes, offrant une grande stabilité en vol. En cas de panne moteur, l’aile permet de redescendre en douceur et d’atterrir en toute sécurité, comme un parapente classique.
Contrairement aux parapentistes de montagne, qui évoluent souvent dans une aérologie turbulente, les pilotes de paramoteur volent principalement en plaine, où les conditions sont généralement calmes et laminaires. Cela réduit considérablement les risques liés aux conditions météorologiques imprévisibles.
Comme toute activité aérienne, la sécurité repose avant tout sur une formation rigoureuse, le respect des règles de vol et une bonne préparation avant chaque sortie. En adoptant les bonnes pratiques, le paramoteur offre une expérience de vol à la fois accessible et sécurisante.

Le paramoteur électrique : une technologie d’avenir ?

Le paramoteur électrique est sans aucun doute une avancée prometteuse, mais il reste aujourd’hui limité par la capacité des batteries. Les moteurs brushless utilisés offrent déjà de bonnes performances, mais leur autonomie reste insuffisante pour des vols longue durée, comparée aux moteurs thermiques.
Actuellement, les vols en paramoteur durent en moyenne entre 1h15 et 2h30, avec une autonomie pouvant atteindre 5 heures en chariot. À ce jour, un paramoteur électrique capable de faire voler un pilote de 75 à 80 kg pendant 2h15 serait si lourd à cause des batteries que le décollage à pied deviendrait très difficile.
Un autre défi réside dans les ailes à effet reflex, particulièrement adaptées au paramoteur grâce à leur stabilité et leur vitesse élevée. Ces voiles nécessitent une forte poussée, ce que les batteries des moteurs électriques ne peuvent pas fournir sur la durée d’un vol.
Même si la technologie progresse, il faudra encore attendre une amélioration significative des batteries pour qu’elles deviennent plus légères, plus performantes et moins coûteuses. Ainsi le paramoteur électrique pourra offrir les mêmes possibilités que son équivalent thermique, ouvrant la voie à de nouveaux horizons, notamment pour des raids longue distance.

Le paramoteur sur TF1

Les 6 classes d’ULM